Insertion par l’activité économique : les financements préservés « en grande partie »
Les acteurs de l'insertion saluent une baisse nettement inférieure à ce qui avait été annoncé intialement pour le budget de l’IAE en 2026. Le soutien à la formation est préservé.
C’est l’épilogue d’un feuilleton budgétaire. Le gouvernement a fait le choix de « préserver en grande partie » le financements attribués au secteur de l'insertion par l'activité économique (IAE), salue le Collectif IAE, qui regroupe les acteurs du secteur, dans un communiqué diffusé le 26 mars. Ceux-ci ont obtenu l'information auprès du cabinet du ministère du Travail. La Fédération des entreprises d'insertion « salue l’effort du gouvernement » et met en avant une « victoire importante » dans son propre communiqué, publié le même jour. « Emmaüs France prend acte du montant alloué au budget pour 2026 même s'il reste en léger retrait », indique de son côté Yann Fradin, trésorier adjoint de l'association.
Les structures d’insertion proposent un emploi à des personnes au chômage depuis plus de deux ans ou rencontrant des difficultés sociales et professionnelles importantes, avec un accompagnement social. L'État leur verse des « aides au poste » pour chaque emploi en insertion.
Pour 2026, les pouvoirs publics ont fait le choix d’une baisse de 1,8 % du budget alloué à ces aides par rapport à ce qui a été attribué en 2025, pour un total de «1,289 milliard d’euros », selon la Fédération des entreprises d’insertion. « Cette annonce ne saurait masquer une tendance de fond préoccupante : depuis trois ans, le budget de l'IAE subit une érosion continue », tempère le Collectif IAE.
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la formation préservée
En 2026, la baisse s’élève à 34 millions d’euros par rapport à 2025, calcule la Fédération des entreprises d'insertion, contre 200 millions d’euros prévus dans la version initiale du projet de loi de finances présentée par le gouvernement en octobre. Lors des débats budgétaires, des parlementaires au Sénat et à l’Assemblée nationale avaient proposé de rétablir les crédits.
Par ailleurs, le budget du plan d’investissement dans les compétences (PIC) de l’IAE sera maintenu au niveau de 2025, soit 70 millions d’euros. Ce plan vise à renforcer l’accès à la formation professionnelle des salariés en parcours d’insertion pour favoriser leur retour à l’emploi durable. Les acteurs de l’IAE étaient jusqu’alors incertains de son avenir.
« Nous attendons dans les semaines et mois qui viennent la confirmation par le gouvernement de la trajectoire qui ne peut être si chaotique. Le parcours de vie des salariés en insertion et la viabilité des structures de l'IAE en dépendent », déclare Yann Fradin à Carenews.
Célia Szymczak 