Greenpeace France prévoit de réduire ses effectifs d’un quart
L’association de protection de l’environnement a annoncé le 26 mars avoir présenté un plan de sauvegarde de l’emploi. Elle met en avant des difficultés à collecter des fonds.
« Greenpeace France anticipe pour la première fois depuis près de 40 ans des difficultés pour maintenir une croissance de la collecte de fonds sur les prochaines années », soutient l’association de protection de l’environnement dans un communiqué diffusé le 26 mars. Elle décrit cette situation comme une « tendance structurelle » touchant « de nombreux acteurs du monde associatif dans un contexte économique tendu ».
En conséquence, elle annonce avoir présenté au comité social et économique (CSE) et à l’équipe salariée un projet de plan de sauvegarde de l’emploi : celui-ci « prévoit de réduire les effectifs de 138 à 106 salariés équivalents temps plein ». Soit près d’un quart des équipes.
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Une décision de justice limitant les CDDU
Le financement de l’association repose « exclusivement » sur les dons. En plus de « difficultés de joignabilité téléphonique des donateurs », « un plus grand nombre d’adhérent·e·s ont manifesté ces deux dernières années des difficultés financières à maintenir leur niveau de don, du fait du contexte économique et des tensions sur le pouvoir d’achat », met-elle en avant.
En outre, une décision de la Cour de cassation datant de septembre 2025 l’empêche désormais d’avoir recours à des CDD d’usage pour embaucher des équipes réalisant la collecte de rue, ce qu’elle faisait « depuis plus de dix ans ». « Du fait des particularités et des modalités d’organisation de ses missions de face à face, Greenpeace ne peut embaucher ses équipes en CDI », avance-t-elle. « L’arrêt de ces activités de collecte en interne va avoir un impact direct sur les ressources en 2026 et impacter leur développement sur les prochaines années ».
« L’association prend pleinement la mesure des conséquences difficiles de ce projet et est engagée au dialogue et à la concertation avec les instances représentatives du personnel », assure-t-elle.
La rédaction 