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Par Fondation groupe EDF - Publié le 26 mars 2026 - 19:00 - Mise à jour le 26 mars 2026 - 19:08
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Adie : Donner à chacun et chacune la capacité d’entreprendre

Parce que l’entrepreneuriat est une voie efficace vers l’insertion professionnelle, la Fondation groupe EDF soutient l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) dans la mise en œuvre de programmes inédits et innovants en régions. Cap vers la Réunion, la Guyane et les Pays de la Loire.

À La Réunion, Rachima M Colo est créatrice de vêtements. Crédit : Carine B., Artisan Photographe
À La Réunion, Rachima M Colo est créatrice de vêtements. Crédit : Carine B., Artisan Photographe

 

Association nationale reconnue d’utilité publique créée par Maria Nowak, pionnière du micro-crédit en France et en Europe, l’Adie défend depuis près de 40 ans l’idée que la création d’entreprise doit être ouverte à tous et à toutes. Forte d’un réseau de 187 agences et de 300 permanences en métropole et en outre-mer, elle apporte aux entrepreneurs un financement et un accompagnement professionnel pour les aider à lancer leur activité. Avec le soutien de la Fondation groupe EDF, elle mène depuis début 2026 trois projets innovants visant à lever les blocages à la création d’entreprise. 

En choisissant 24 rôles modèles, nous voulons que chaque visiteur de l’exposition reparte avec la conviction que l’entrepreneuriat c’est aussi pour lui. » David Gondonneau 

 

À la Réunion, le projet « Sensibiliser les jeunes Réunionnais à l’entrepreneuriat : la force du rôle modèle » 

 

« La Réunion fait face à de profondes difficultés d’accès à l’emploi. Le taux de chômage des jeunes y est deux fois plus élevé qu’en métropole – 33% contre 17%. Tout est pourtant loin d’être négatif ! Beaucoup de jeunes veulent rester sur l’île et contribuer à la vie locale. La création d’entreprise est un levier pour lutter contre la précarité et pour répondre à leurs aspirations de bâtir leur avenir ici », explique David Gondonneau, directeur régional Réunion Mayotte.  

Le programme vise précisément à montrer aux jeunes que créer son entreprise est possible. Pour cela, les équipes de l’Adie – 40 salariés et 60 bénévoles – préparent une exposition itinérante présentant les parcours de 24 entrepreneurs, âgés de 19 à 30 ans, ayant créé leur entreprise avec le soutien de l’Adie et vivant désormais de leur activité. « Nous avons choisi de valoriser 24 parcours car il y a 24 communes à La Réunion. Au-delà, ce nombre nous permet de représenter une large diversité de profils. À travers ces rôles modèles, dont beaucoup sont des artisans et des micro-entrepreneurs, notre ambition est de démystifier la création d’entreprise. De nombreux Réunionnais ont des idées, le but est de les convaincre qu’elles peuvent devenir des projets. », précise David. Les 24 rôles modèles sont choisis, le reportage photo, réalisé par une jeune photographe soutenue par l’Adie, commence. Pour aller au plus près des porteurs de projet, l’exposition couvrira les 24 communes de l’île, avec 8 lieux d’ici fin 2026. « Dès que c’est possible, les modèles seront présents pour partager leur expérience avec les visiteurs et répondre à leurs questions. Nous associerons l’écosystème avec lequel nous travaillons, notamment les Centres de formation d’apprentis (CFA) et les Missions locales. Notre ambition est que chaque porteur de projet reparte avec la conviction que l’entrepreneuriat c’est aussi pour lui ! » conclut David. 

 

En Guyane, le projet « Lutter contre l’économie informelle » 

 

La Guyane est le deuxième département le plus jeune de France, derrière Mayotte. La population est passée de 200 000 à 300 000 habitants entre 2006 et 2026. Pour faire face à cet accroissement, des quartiers se créent, souvent de manière anarchique. Présente depuis 2003, l’Adie couvre tout le territoire y compris les zones les plus reculées, grâce à son antenne mobile. En Guyane, le travail informel occupe une place importante. « La très grande majorité des travailleurs informels le font soit pour survivre, car c’est la seule manière de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, soit pour dégager un complément de revenus, leur travail déclaré ne leur fournissant pas les ressources suffisantes pour vivre dignement, indique Jérôme Trinelle, directeur régional Antilles Guyane. Ils créent de la valeur pour le territoire et pour ses habitants, qui ont besoin des biens et des services à coût modeste qu’ils proposent. À l’Adie, nous ne sommes pas là pour les juger mais pour les aider et les accompagner pas à pas dans l’officialisation de leur activité. » 

 

À l’Adie, nous ne sommes pas là pour juger les travailleurs informels mais pour les aider et les accompagner pas à pas dans l’officialisation de leur activité. »   Jérôme Trinelle 

 

La Fondation groupe EDF soutient désormais un programme visant à lever les freins qui dissuadent ces personnes de sortir de l’activité informelle. La première étape – et la plus importante – est celle de la sensibilisation. « Elle consiste à déconstruire les idées reçues sur la création d’entreprise afin de montrer qu’elle n’est pas insurmontable. Nous valorisons aussi le fait qu’à côté des cotisations et des obligations, immatriculer son activité ouvre des droits et une couverture sociale. Tout cela exige d’aller vers chaque personne et d’échanger avec elle. Cette démarche prend nécessairement du temps, note Jérôme. Le programme vise 200 personnes sensibilisées, parmi lesquelles 40 entreront dans un dispositif de coaching personnalisé et 20 immatriculeront leur entreprise. Désormais lancée, la démarche monte en puissance. 

 

Dans la région Pays de la Loire, le projet « Développer des ateliers collectifs pour les entrepreneurs populaires financés et accompagnés par l’Adie en métropole d’Angers » 

 

En 2024, l’Adie lançait le programme « J’entreprends avec l’Adie » dans la métropole angevine. Cette formation de trois jours était destinée aux porteurs de projet et aux entrepreneurs venant de se lancer. Si les retours étaient très bons sur le contenu, ils l’étaient moins sur les modalités. Beaucoup de participants évoquaient la difficulté de bloquer trois jours consécutifs, en particulier les femmes, que nous tenons à inclure dans nos actions. » raconte Fabienne Kerzerho, directrice régionale Grand Ouest.  

Avec 7 modules d’une demi-journée et 3 dates possibles par module, nous nous adaptons aux contraintes d’un maximum de participants. »   Fabienne Kervezho 

 

L’équipe a revu la session et a articulé le contenu autour de sept modules thématiques ciblés : « mes ressources », « les chiffres », « mon organisation », les ventes », « le développement de la clientèle », « le réseau » et « la stratégie digitale ». Chaque module réunit un maximum de 10 participants pour favoriser le partage d’expériences et les échanges. « Nous prévoyons trois dates différentes par module. Cette approche souple nous permet de nous adapter aux contraintes d’un maximum de participants. », poursuit Fabienne.  

Actuellement en expérimentation, ce parcours vise 60 personnes sur deux ans. Il est complété par le Club Adie. Ces réunions conviviales, organisées une fois par trimestre, permettent aux participants de s’y retrouver aux côtés d’autres créateurs accompagnés par l’Adie. « Grâce au soutien de la Fondation groupe EDF, nous avons planifié toutes les sessions de nos sept modules jusqu’à fin 2026 et réservé nos formateurs. Notre première session dédiée aux ressources s’est tenue récemment en présence de 10 participants. Leurs retours étaient très positifs. C’est encourageant car nous veillons à adapter le fond comme la forme de nos modules aux profils et aux attentes de nos participants. » conclut Fabienne. 

 

 

 

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