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Par Carenews INFO - Publié le 31 mars 2026 - 19:04 - Mise à jour le 31 mars 2026 - 19:21
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[Vidéo] Voyager écolo : est-ce accessible à tout le monde ?

Pour voyager tout en réduisant son empreinte carbone, des acteurs proposent des modes de transports alternatifs à l’avion ou la voiture. Mais peuvent-ils être accessibles à tous ? Carenews en a discuté avec des membres d’Hourrail ! et Sailcoop, deux organisations promouvant le voyage en train ou à la voile.

Pour des voyages à échelle européenne, « dans 80 % des cas, c’est souvent plus cher de prendre un train », estime Marc Sahuguet, directeur produit au sein du média consacré au voyage ferroviaire Hourrail !Crédit : iStock / EyeEm Mobile GmbH
Pour des voyages à échelle européenne, « dans 80 % des cas, c’est souvent plus cher de prendre un train », estime Marc Sahuguet, directeur produit au sein du média consacré au voyage ferroviaire Hourrail !Crédit : iStock / EyeEm Mobile GmbH

 

Voyager en avion ou en voiture pollue. En 2023, le secteur des transports représentait 34 % des émissions françaises avec 126,8 millions de tonnes équivalent CO2, selon l’association Citepa. 94 % de ces émissions sont dues au transport routier et 53 % proviennent des déplacements des particuliers en voiture.  

En intégrant les effets hors CO2, la part des émissions de l’aérien grimpe quant à elles à 25 % de l’empreinte carbone du secteur des transports français. D’une manière générale, l’aérien est le moyen de transport le plus polluant par kilomètre parcouru. Il émet 259 grammes de CO2 par kilomètre en moyenne contre 218 grammes de CO2 par kilomètre pour la voiture thermique et 103 grammes pour une voiture électrique en incluant la fabrication des véhicules. Le train émet quant à lui en moyenne entre 3 et 30 grammes de CO2 par kilomètre et par passager, selon l’électrification ou non de la ligne. 

 


Lire également : Infographie : quel moyen de transport faut-il choisir pour cet été ? 


 

Face à ce constat, des initiatives émergent pour proposer des modes de voyage plus respectueux de l’environnement. Peuvent-elles cependant devenir accessibles à tous pour réellement décarboner nos voyages à échelle collective ? Carenews est allé à la rencontre de deux d’entre elles lundi 30 mars, à l’occasion du salon Changenow à Paris, dédié aux solutions pour la transition écologique et sociale.  

 

 

Il n’y a pas suffisamment de trains aujourd’hui en Europe. Les connexions transfrontalières sont assez limitées ».

Marc Sahuguet

Hourrail !, un média pour rendre le voyage en train plus facile  

  

« Nous avons créé un blog de voyage, regroupant toutes les destinations européennes vers lesquelles les gens se rendent aujourd’hui en avion afin de les rendre accessibles en train », explique Marc Sahuguet, directeur produit au sein du média consacré au voyage ferroviaire Hourrail !. « C’est le meilleur levier sur lequel on peut agir » pour diminuer le recours à l’avion en Europe de l’Ouest, assure-t-il. 

Pour autant, le développement du voyage en train se heurte à plusieurs difficultés. Le nombre de trains en circulation d’une part, et le prix des billets d’une autre. « Il n’y a pas suffisamment de trains aujourd’hui en Europe. Les connexions transfrontalières sont assez limitées », déplore Marc Sahuguet. En plus du développement des lignes à grande vitesse, le représentant du média appuie sur la nécessité de mettre en place des réseaux de trains de nuit pour faciliter le choix de train sur des distances supérieures à 2 000 kilomètres.  

Découper son voyage pour davantage en profiter 

  

Pour des voyages à échelle européenne, « dans 80 % des cas, c’est souvent plus cher de prendre un train », estime-il. « Mais il existe encore des destinations à prix équivalents ou moins chers, notamment si en s’y prenant à l’avance, en bénéficiant de promotions que font régulièrement les compagnies ou en profitant de bons plans par exemple lors de lancements de billets », souligne-t-il. Et parce que le temps de trajet est plus long, Hourrail ! incite  à découper son voyage en plusieurs étapes. « Pour aller à Istanbul par exemple, je suis passé par l’Autriche, la Hongrie et la Bulgarie. Je me suis retrouvée à faire tout un voyage en rencontrant des personnes nationalités différentes », met-il en avant. 

Afin de faciliter les trajets en Europe, le média a développé une application qu’il s’apprête à lancer. Cette dernière, accessible par un abonnement de 39 euros par an permettra de réserver ses billets auprès des différentes compagnies ferroviaires européennes et regroupera les différentes promotions disponibles.  

 


Lire également : Ces guides qui veulent rendre le slow travel accessible à tous 


  

Sailcoop, le vent pour remplacer le pétrole 

  

Faire du trajet une partie des vacances, c’est aussi ce que propose Sailcoop, une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) organisant des voyages à la voile.  

Les prix pratiqués varient de 50 euros pour se rendre dans l’archipel des Glénan en Bretagne, autour de 250 euros pour relier la Corse et le continent ou 3 000 euros pour voyager jusqu’à Baltimore aux États-Unis en douze jours. « Ces tarifs comprennent une place en cabine et les repas », précise Stéphane Diérick, co-fondateur de Sailcoop. En 2025, la coopérative a transporté plus de 18 000 passagers. 

« Nous avons conscience que le prix aujourd’hui peut-être un frein », relève-t-il. Pour réduire les coûts et être capable de rendre le voyage à la voile plus accessible, la coopérative projette donc de construire des bateaux plus grands. « Nous sommes une coopérative, donc à lucrativité limitée avec la majeure partie de nos bénéfices qui sont réinvestis dans la structure. Nos bénéfices futurs seront attribués au développement du voyage à la voile », assure-t-il. 

  

Célia Szymczak et Élisabeth Crépin-Leblond 

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