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Par Carenews INFO - Publié le 12 février 2026 - 15:27 - Mise à jour le 12 février 2026 - 15:59
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La transition écologique, une priorité pour la majorité des élus municipaux, selon le Shift project

Le think tank sur la décarbonation publie le 12 février les résultats d’une consultation de maires et d’élus municipaux. La transition écologique constitue pour eux une préoccupation importante et les freins pour l’engager à l’échelle communale sont avant tout opérationnels, analysent les auteurs.

Les élections municipales auront lieu en mars. Crédit : iStock.
Les élections municipales auront lieu en mars. Crédit : iStock.

 

Près de 9 maires et élus municipaux sur 10 évaluent le changement climatique comme une préoccupation personnelle importante (87 % lui donnent une importance d’au moins 7 sur une échelle de 1 à 10), montre le Shift project, un think tank sur la décarbonation de l’économie. L’organisation a réalisé entre mai 2025 et janvier 2026 une consultation des maires et élus municipaux : des entretiens ont été réalisés avec 109 d’entre eux, « issus de communes diverses », et une enquête en ligne a été menée auprès de 2 916 élus municipaux dont 950 maires. Les résultats ont été publiés le 12 février.  

53 % des répondants citent la préservation de l’environnement comme l’un des trois enjeux les plus importants du mandat quasiment écoulé. Ils placent cet enjeu devant la revitalisation des centres-bourgs (41 %), la fiscalité (34 %) ou la sécurité (29 %). Plus de la moitié d’entre eux considèrent avoir particulièrement pris en compte la transition énergétique et climatique au cours de leur mandat (58 % répondent l’avoir pris en compte à au moins 7, sur une échelle de 1 à 10).  Seuls 16 % jugent que leur action a été perçue comme insuffisante par les citoyens. Cette part monte à 39 % en outremer. 

Pour l’avenir, 69 % d’entre eux déclarent que l’environnement doit faire partie des trois enjeux les plus importants du prochain de mandat. Plus de la moitié des maires et élus le pensent peu importe leur sensibilité politique (55 % à droite, 72 % au centre, 80 % à gauche) et la taille de leur commune (59 % des élus des villes de plus de 100 000 habitants, 69 % de ceux de moins de 2 000, 70 % de 2 000 à 10 000 et 77 % de 10 000 à 100 000). 

 


Lire également : Municipales 2026 : une majorité de Français soutient les mesures de transition écologique 


 

Toutes les mesures testées jugées pertinentes 

 

Les premières motivations des élus pour agir en faveur de la transition sont l’amélioration de la qualité de vie et de la santé des habitants (77 %) et la diminution des dépenses énergétiques (75 %). La troisième  est de protéger la population contre les effets du changement climatique (62 %). « La transition est perçue avant tout comme une politique pragmatique d’amélioration du cadre de vie, de protection de la population et d’indépendance énergétique », considèrent les auteurs de l’analyse du Shift project. 

78 % des répondants pensent que les conditions de vie sur leur territoire deviendront difficiles voire extrêmement pénibles sans mesure d’atténuation ou d’adaptation. 

Le think tank a demandé aux élus de dire s’ils jugeaient des actions environnementales pertinentes. Résultat : hormis la végétalisation des menus à la cantine (jugée pertinente par 60 % des répondants), toutes les actions sont jugées pertinentes à hauteur d’au moins 70 %. La part d’élus jugeant pertinent la sobriété dans les bâtiments publics, la rénovation de ces bâtiments et le soutien à la rénovation des logements dépasse à chaque fois 90 % (94, 93 et 92 %). Parmi les autres mesures plébiscitées : impliquer et former tous les agents (85 %), mettre en place une politique d’achats responsables (84 %), développer les infrastructures de production d’énergies renouvelables (84 %), développer les infrastructures nécessaires à la mobilité active et aux transports collectifs (83 %).  Mais peu de ces mesures ont été mises en place : 36 % des communes soutiennent la rénovation complète et performante des logement, 34 % ont formé tous les agents, 41 % ont mis en œuvre une politique d'achats responsables, 48 % ont développés des infrastructures de production d'énergie renouvelables. 

 

4 % ne veulent pas accélérer la transition 

 

« Le vrai frein n’est ni idéologique, ni électoral, mais opérationnel et capacitaire », avancent les auteurs. Le manque de moyens est cité comme frein par 59 % des répondants, suivi par l’accumulation des urgences quotidiennes (57 %) et le manque de connaissances ou de compétences (41 %). « La crainte de l’impopularité ou du risque électoral figure parmi les freins les moins cités par les répondants (respectivement 7 % et 4 %) », observent encore les auteurs.  

4 % des répondants indiquent ne pas souhaiter engager ou accélérer la transition climatique et énergétique sur leur territoire. Les autres demandent davantage de documentation et de retours d’expériences concrets (46 %), des formations courtes (44 %) et de l’expertise technique accessible (39 %). 

À noter : 89 % des répondants pensent que la transition énergétique et climatique des territoires doit faire partie des priorités du ou de la prochain(e) président(e) de la République. 

 

La rédaction 

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